Avant d’acquérir ou de céder une activité en Espagne, il faut identifier précisément le montage juridique. Les obligations varient selon les contrats, la société, les actifs, le local et les personnes concernées. Voici les vérifications à discuter avec vos conseils.
Exemple pratique
Une annonce mentionnant « aucune dette » ne dispense pas de contrôler impôts, charges sociales, banques, litiges et contrats.
Les points à vérifier avant de poursuivre
Dettes et responsabilités
Distinguez les passifs conservés par une société de ceux qui peuvent résulter d’une cession d’actifs ou d’activité. Une clause contractuelle n’efface pas nécessairement les obligations légales envers les tiers.
Vérifications avant signature
Demandez des justificatifs et confrontez les affirmations de l’annonce aux documents. L’examen porte souvent sur les comptes, les contrats, les salariés, la fiscalité, les autorisations et les risques juridiques.
Acquisition de titres
Lors de l’achat de titres, la société conserve en principe ses contrats, actifs et obligations ; c’est l’actionnariat qui change. Il faut donc examiner son passé, et pas seulement son activité actuelle.
Comptes et données historiques
Demandez plusieurs exercices de comptes et des données récentes, pas un chiffre isolé. Rapprochez, si nécessaire, la comptabilité, les déclarations fiscales, la banque et les résultats par activité.
Conseil spécialisé
Pour les aspects juridiques, sociaux ou fiscaux, consultez des professionnels compétents en Espagne. Un guide général ne remplace pas l’examen des contrats et des circonstances propres à l’opération.
Comment utiliser ce guide
Commencez par demander la source de chaque chiffre important et notez les informations non confirmées. Recoupez les réponses avec les documents, visitez l’activité si nécessaire et soumettez les risques majeurs à un conseil avant tout engagement. N’inventez jamais les données financières manquantes.
Documents utiles à demander avant d’aller plus loin
Une présentation commerciale n’est pas une vérification. Ces pièces aident à distinguer les faits démontrables des projections :
- Endettement et échéancier de remboursement
- Situation fiscale et risques éventuels
- Contrats en cours avec des tiers
Demandez des pièces adaptées au stade des échanges et respectez la confidentialité. Les documents sensibles peuvent être transmis après identification de l’acquéreur.
À retenir
Une bonne opération commence par définir ce qui est cédé, vérifier les faits et formaliser les accords. Utilisez ce guide comme trame de questions, sans remplacer un examen adapté à votre situation.
Informations générales, sans valeur de conseil juridique, fiscal ou financier personnalisé. Les règles dépendent de l’opération et peuvent évoluer.